Concours

« Aimer jusqu’à la déchirure; aimer même trop, même mal; tenter, sans force et sans armure, d’atteindre l’inaccessible étoile. » *

C’était le rêve sans réserve de Don  Quichotte, cet amoureux...

...éperdu de Dulcinée. Dans sa foulée, c’est sans honte ni orgueil que je coiffe le casque d’or de Mambrino, celui-là même de Don Quichotte, parure héroïque et mythique et que je vous invite. Venez. Accompagnez-nous sur ces chemins de traverse, hors des sentiers battus, à la recherche de l’Absolu. Vous y découvrirez l’Homme, l’Humain face à l’Immensité.

Sur ces sentiers, qui sont ceux de la création, tout est possible. L’art est vivant. Il peut tout. Il peut transformer, revisiter, former et reformer. Les humains y sont pâte à modeler la vie. Ici, un silence n’a rien d’une page blanche, ce peut être un cri déchirant perdu dans l’immensité du vide intérieur.

Approchez, venez voir cette bête étrange douée de raison et de déraison. Voyez-la plonger au plus profond d’elle-même, dans les recoins les plus sombres, à la recherche d’une hypothétique lumière. Voyez la se confronter à l’Histoire, au conte, au rêve et s’en saouler. Venez voir le courage, celui de faire face, celui qui rend l’espoir et fait que demain soit le destin souhaité.

Cette année, vous observerez la souffrance tout autant que le rêve, l’amour et le bonheur frivole et excessif. Vous verrez des hommes et des femmes affronter leur destinée avec courage et détermination. Vous assisterez, cachés dans la pénombre et l’intimité de notre théâtre, à la douceur de l’amour et aux passions déchirantes qu’il provoque.

Et vous rirez de l’absurde de ces personnages, de ces situations parfois étonnantes, cocasses, souvent tellement près de la réalité qu’on a peine à y croire et qu’on se dit : ah ! là là, c’est du théâtre. Encore une fois, des artistes se transfigureront pour porter jusqu’à vous des paroles d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. Ils et elles redonneront vie à l’œuvre de génies d’autrefois. Et tous leurs personnages auront en eux l’une ou l’autre de ces choses qui fait de la vie une démesure. Mais rassurez-vous, le théâtre n’est jamais aussi excessif que la réalité.

Tous ces créateurs, ceux et celles qui inventent ces histoires, dessinent ces pas de danse, composent ces musiques, portent une chose en commun : l’amour. Cet amour sans borne de l’Humain face à l’Ultime, face à l’Immensité.

« Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l’or massif. Ses mâts touchaient l’azur, sur des mers inconnues ; la Cyprine d’amour, cheveux épars, chairs nues, s’étalait à sa proue, au soleil excessif. » Merci Nelligan.

Benoit Vaillancourt

Benoit Vaillancourt

Directeur artistique et général

* La quête, L’Homme de la Mancha, Jacques Brel