Parce que...

Pour la force de la chorégraphe, la virtuosité des danseurs, la qualité de la production, la sensualité de la danse : revoici Cas Public. Pour l?humour, l?accessibilité, la compréhension du langage de l?enfance : revoici Cas Public. Et parce que vous y avez pris tellement de plaisir les fois précédentes, revoici, en programme double L?événement Cas Public.

B.V.

Événement Cas Public III Danse

16 ans et +

Suites cruelles, ou le diable est dans les détails

20 et 21 février 19 h 30

Production : Cas public

Chorégraphe : Hélène Blackburn avec la précieuse collaboration des danseurs

Direction des répétitions : Sophie Michaud

Interprètes
  • Sarah Desrosiers, Roxane Duchesne-Roy, Sébastien Forgues, Claudine Hébert, Kyra Jean Green, Pierre Lecours, Susan Paulson, Benny Royce Royon, Georges-Nicolas Tremblay
  • Danseurs apprentis : Simon Ampleman et Roxanne Bouvrette
  • Pianistes : Laurier Rajotte et Matthieu Fortin
  • Percussions : Roxane Duchesne-Roy
  • Lumières : Andréanne Deschênes
  • Environnement sonore : Samuel Thériault
  • Costumes : Annie Gélinas
  • Vidéo : L E M M (Martin Lemieux)
  • Coiffure : Martin Morissette (Salon Lutèce)
  • Chaussures : Luigi Luzio (Angelo Luzio)

La danse d?Hélène Blackburn est toujours empreinte d?une grande sensualité. Elle a présenté au Bic des oeuvres qui ne sont jamais passées inaperçues ; Les Suites furieuses, Courage mon amour et sa version jeune publique de Barbe Bleue nous a tous séduits. Voici deux propositions diamétralement opposées, l?une pour adultes qui explore le plaisir et la douleur et l?autre, pour enfants, qui entre au coeur du conte?

Suites cruelles, ou le diable est dans les détails

Incandescence. Les êtres se cherchent avec fougue et dans la vacuité des regards miroite la douleur des corps. Les danseurs s'explorent, se fouillent par soubresauts et secousses athlétiques

On se violente, on se provoque, on se caresse. Course folle qui tend vers la conquête débridée du plaisir à travers l'autre. Le corps s'affole, s'interroge, s'enflamme et divague à la recherche de l'inaccessible, l'impossible rencontre des corps et des âmes. La douleur choisie scande la douleur subie. La musique lancinante et la violence du silence interrogent. Le rythme effréné obsède et envoûte. Les danseurs soutiennent la virtuosité jusqu'au paroxysme, maîtrisant avec brio l'énergie brute qu'ils dégagent.

Le détail léger côtoie l'intensité du désir comme des fragments absurdes d'une réalité sans complaisance. La volupté du talon haut émeut, le corps chavire puis exulte en saccades désarticulées

Et si pour se retrouver dans le plaisir, il fallait nécessairement se perdre dans la douleur...