S’envoler
1er février 19 h 30 - Danse
Production : Création Caféïne
- Chorégraphe : Estelle Clareton
- Assistante à la création : Catherine La Frenière
- Interprètes : Frédéric Marier, Mathilde Monnard, Dominic Caron, Noémie Godin-Vigneau, Jamie Wright, Marie-Ève Lafontaine, Raphael Cruz, Esther Rousseau-Morin, Julie Marcil, Sylvain Lafortune, Brice Noeser, Alexandre Parenteau
- Dramaturge : Stéphanie Jasmin
- Musique : Éric Forget
- Éclairages : Martin Labrecque
- Costumes : Marie-Chantale Vaillancourt
- Portrait : Stéphane Najman
Avec S’envoler (1), Estelle Clareton, qui se réfère souvent aux oiseaux pour comprendre ce qui l’habite, s’inspire des questionnements du grand vol, de la migration, du passage à l’âge adulte et du courage. Cette pièce audacieuse rassemble une équipe de 12 interprètes qui, serrés les uns contre les autres comme une petite humanité isolée, cherchent leur chemin, traversent des obstacles, s’aiment, se perdent, hésitent, se séduisent, s’éloignent, s’égarent et se retrouvent. La chorégraphie doute, s’inquiète, se colle, se déploie, s’immobilise, se souvient, tente de prendre une forme puis se transforme et se reforme.
Dans le geste de s’envoler, il y a la rencontre de deux mouvements contradictoires inclus dans le geste même de « battre des ailes ». Fermer, ouvrir, haut, bas dans un jeu sans cesse contraire au mouvement du vent. Avec S’envoler, il est donc question de contradictions qui, enfin ensemble, permettent la rencontre : attachement au sol et détachement du sol. L’attachement, comme relation à la terre, la terre natale peut-être, les racines profondes, ancestrales qui, si nous les avons coupées, nous hantent. S’envoler porte sur les questionnements du grand vol, de la migration, du passage à l’âge adulte, du courage et de l’apprivoisement de la solitude. Solitude, non pas dans le sens d’isolement, de manque ou d’abandon. Mais plutôt dans le sens de clef vers une vie intérieure riche et créatrice, ainsi que chemin d’apprentissage vers l’amour.
Cette petite humanité en quête de sens est guidée par la musique du compositeur Éric Forget qui, très présent durant la création, construit un univers sonore exclusivement constitué de chant d’oiseaux. Très bien entourée et en confiance avec son équipe, la chorégraphe plonge avec fougue dans ce projet qui marque les 11 ans de Création Caféine, et qui semble porteur de Joie communicatrice, d’Ardeur à traverser les épreuves et de Tendresse.
Une coproduction de l’Agora de la danse
S’envoler a été créé en résidence avec la complicité du Théâtre du Bic, du Théâtre de la Ville de Longueuil et de la Salle Pauline-Julien.
1 : De la série FURIES, Epsilon 5/24
