Le Pillowman
Du 25 au 27 novembre 19 h 30 - Théâtre
Production : Théâtre de La Manufacture
- Texte : Martin McDonagh
- Traduction : Fanny Britt
- Mise en scène : Denis Bernard
- Distribution : Antoine Bertrand, Frédéric Blanchette, David Boutin, Daniel Gadouas et Marie-Ève Milot
- Assistanat : Marie- Hélène Dufort
- Décor : Olivier Landreville
- Costumes : Marc Senécal
- Musique : Ludovic Bonnier
- Lumières : André Rioux
- Accessoires : Patricia Ruel
- Maquillages : Suzanne Trépanier
Il était une fois
Nous sommes dans un État totalitaire. S’il travaille dans un abattoir, Katurian se définit avant tout comme un auteur. Il a des centaines de nouvelles à son actif. Écrivain dans l’ombre, il n’a pour tout public que Michal, son frère aîné, un homme demeuré dans l’enfance : il est juste un peu lent, dira Katurian, qui s’en est fait le protecteur à la suite de la mort de leurs parents.
Un jour, Katurian se fait embarquer pour un interrogatoire. Il est en garde à vue, les autorités s’intéressent à ses écrits. Katurian ne comprend absolument pas pourquoi. Tupolsky et Ariel, deux inspecteurs chargés de l’enquête qui aiment bien « croquer de l’auteur » à l’occasion, voient les choses autrement… Car ce que Katurian ne sait pas, c’est que trois enfants sont disparus dans des circonstances qui ne sont pas sans rappeler certaines de ses nouvelles. Martin McDonagh propose ici une comédie noire charbon qui se double d’un conte moderne. Un regard sur l’enfance, sur ses rêves, ses blessures et ses espoirs qui, tels des fossiles incrustés au plus profond de nos êtres, définissent nos gestes, nos relations, nos vies.
Le Pillowman pose une question cruciale : un créateur doit-il être tenu responsable des conséquences sur sa communauté de l’expression de son imaginaire ? Dans les histoires de Katurian, des personnages étranges et touchants nous interpellent : un petit cochon vert est heureux d’être différent, le pillowman vient hanter les enfants juste avant leur sommeil, une petite fille est convaincue d’être la réincarnation de Jésus… Katurian pourrait-il renier ses histoires, en choisir une plutôt qu’une autre ? Et s’il devait choisir entre son œuvre et sa vie ?
