Parce que...
Nous sommes tous responsables d’une part de l’avenir. Voici une histoire qui, en ayant l’air de rien, cache un suspense auquel personne ne résiste. Elle est portée par un trio de comédiens forts qui sauront vous captiver. Y a-t-il plus de violence dans une gifle ou dans un baiser ?
B.V.
Théâtre
Le baiser de la veuve
14 avril 19 h 30
Production : Le Théâtre À qui mieux mieux III en collaboration avec Communications Rivage
Auteur : Israël Horovitz
Adaptation : Marc-François Blondin
Mise en scène : Mario Borges
Assistée de Lison Plante
Avec
- Julie Beauchemin, Antoine Bertrand et Marc-François Blondin
- Décor et éclairages : Michel St-Amand
- Costumes : Julie Breton
- Sonorisation : Alain Jenkins
C’est l’histoire de trois solitudes. Trois solitudes qui se retrouvent après avoir rangé, très loin, un événement tragique qui a changé leur vie à jamais.
Dans un petit bled perdu, deux copains d’enfance se retrouvent dans une usine où ils travaillent à recycler le papier. Benoit dit « le taureau » et Kevin dit « le grand fouette » passent beaucoup plus de temps à se remémorer leur turbulente adolescence qu’à fabriquer des ballots de papier. Élisabeth, une ancienne camarade de classe, est de retour au village après sept ans d’absence où elle rend une dernière visite à son frère agonisant. Rassemblés par le hasard de la vie, ces trois anciens amis font face à leurs vieux souvenirs et aux traumatismes laissés par une lointaine soirée bien arrosée.
Horovitz aborde, avec lucidité, cruauté et vérité des questions chères à toutes personnes ayant été victime d’une quelconque agression ou d’un abus grave : doit-on se faire justice soi-même? Doit-on pardonner où venger un geste qui atteint notre intégrité ? La souffrance de l’agresseur a-t-elle la même valeur que celle de la victime ? À qui incombe la responsabilité de la révolte de nos enfants ?
